extraits de presse montréal 2002



Un jazz... admirable
"Il y aura donc (à Montréal)  la résistance selon Archie Shepp et il y aura aussi celle du trio formé par Bruno Tocanne, Lionel Martin et Benoît Keller. Ce trio vient de confectionner un bijou baptisé.. "résistances" ! Un album ou l'on nous promène dans les méandres du fou. Un album introduit et conclu par rien de moins qu'une appropriation du chant des partisans. Ces messieurs font partie de cette tendance que les Louis Sclavis, Michel Portal, Henri Texier défendent et protègent. Laquelle ? L'implosion de tout de ce qui est musicalement plat. Ils sont sans compromis sans être militants. Ils ne sont pas les adhérents lymphatiques d'un discours ou d'une méthode. Pourquoi ? parce qu'avec eux, à leur egard, ils cultivent l'exigence. Leur musique n'est pas ardue, n'est pas harassante. Elle colle au temps present. Ou plutot elle en discerne les lignes de fracture... Elle a ceci d'également moderne, dans le sens esthétique, qu'elle ne se contente pas de reproduire ad nauseum la litanie des lieux communs. Leur jazz n'est pas un jazz d'emprunt mais bien un jazz qui se cherche avec constance. Autrement dit qui est admirable"
Serge Truffaut
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LE DEVOIR de Montréal - juin 2002

Un spectacle dont on a apprécié tous les instants...
" Roland Topor : dessinateur des dérives évidemment humaines et poète clairvoyant... Il y avait les mots de Topor articulés par D'Inca, et il y avait les musiques, les jazz. On conjugue cette appellation au pluriel parce que Badault et le collectif ImuZZic nous les ont toutes exposées, les sonorités qui vont avec l'improvisation, qui font l'improvisation. La force de l'image a été appuyée par une musique riche ou, plus precisement, puissante. Celle que le pianiste Denis Badault a ciselée avec le collectif ImuZZic pour accompagner ce spectacle dont on a apprecié tous les instants. Il est rare, tres rare, de voir et d'entendre des artistes allier les mots des maux humains avec une musique qui est tout sauf innocente. En ce qui nous concerne, il faut remonter a ce concert que le pianiste Randy Weston donna en compagnie de David Murray au Monument-National pour avoir les émotions si aiguisées ou si receptives à ce qui se passe sur scène. Comment décrire avec des mots ce qui est puissant alors qu'il n y avait ni mise en scène ni décor, alors qu'il n y avait qu'une musique foisonnante ? En fait, il semble bien que le mot le plus approprié serait... «univers» ! Oui, ce que les musiciens ont créé pour nous tient de l' univers. Ils n'empruntent pas aux univers des autres. Ils font, ils fabriquent, ils brossent leur univers. En clair, ils sont très distincts. Lionel Martin aux saxophones, Mathieu Bélanger a la clarinette basse, Jean-Philippe Viret a la contrebasse, Alain Blesing a la guitare, Jean Vanasse au vibraphone, Bruno Tocanne a la batterie et Denis Badault au piano ont eu ceci d'admirable : ils étaient artistes. Ils sont donc rares. "
LE DEVOIR Montréal, édition du jeudi 4 juillet 2002

A colourful concert....
" Quebec-France :
Pianist Denis Badault, former director of the Orchestre National de Jazz (France), will share the stage with Normand Guilbeault and Richard Lavergne. The unconventional double-bassist Jean Philippe Viret will join forces with Montreal vibraphonist Jean Vanasse for a colourful concert that will also present Richard Savoie from Quebec and Bruno Tocanne from France".
- MONTREAL PLUS
juillet 2002.

Le show du soir de ce jour : Le 4tet franco-québecois Vanasse - Viret
"L'un et l'autre se sont connus en France il ya 20 ans de celà, lorsque le vibraphoniste Vanasse y séjournait. C'est à cette époque que celui-ci s'est lié d'amitié avec le contrebassiste Jean-Philippe Viret et le batteur Bruno Tocanne... Depuis lors, Viret à accompagné Stéphane Grappelli et Richard Galliano. Il a co-fondé l'étonnant Orchestre de Contrebasses... A la batterie, il y aura Bruno Tocanne, musicien inventif entre mille, qui vient de réaliser deux albums propres à séduire ceux qui, dans nos environs, apprécient Louis Sclavis ou Henri Texier. Au saxophone, on retrouvera Richard Savoie. Le sûr, le constant Savoie. Le gentleman du ténor. Evidemment, Vanasse, sans contredit l'un des meilleurs vibraphonistes qui soient, animera le tout en glissant ça et là ses compositions"
- LE DEVOIR
de Montréal 30 juin 2002