tocanne - delaunay

tocade(s)

Un vrai triomphe du goût...
"Une musique qui, du bout des lèvres, à fleur de peau, parvient à l'intime sans drame ni sophistication apparente. Catherine Delaunay joue la carte du chant en n'ignorant rien de ce qui l'excède... C'est la voix d'Orphée. Son charme vaut puissance, le monde lui est acquis. Sans combat ni conquête...  La clarinette s'émeut d'elle même jusqu'à la plénitude, dessinant les contours d'un monde accueillant : sensuel mais point narcissique...Les percussions, libérées de leur fonction martiale, peuplent d'essaims légers, de gaz volatils, des horizons lointains. Points de fuite plutôt que cadre fixe, elles drapent comme d'un limbe les courbes lestes de la clarinette. Aussi faut-il saluer comme un vrai triomphe du goût qu'aucun maniérisme ne vienne empeser ses grâces mélodiques, troubler ce qui pourrait se vivre comme l'innocence retrouvée. Prévenus contre ce genre d'illusion, nous n'en goûterons que d'avantage l'ivresse"
PL Renou, JAZZ MAGAZINE - DISQUE D'EMOI

Une Légèreté de ton pour un plaisir très sensuel 
"... Dans leurs agapes musicales ils ont invité toute une série d'improvisateurs... jusqu'à éprouver la nécessité de se recentrer sur un tête-à-tête. Il est badin, musardier, il volette de bribes mélodiques en esquisses de pulsations, toujours dans une légèreté de ton qui garde en ligne de mire un plaisir très sensuel des sonorités boisées. La ligne d'horizon, aux tambours comme sur les anches, est celle de la permanence du chant. Soit, en neuf "mouvements", une balade à l'insouciance des rosées de demi-saison : fraîches et intrigantes... Et histoire de nous rappeler qu'elle est membre de Tous Dehors, Catherine Delaunay recourt aussi à la cornemuse pour un Temps des cerises estival et décalé" Alex Duthil, JAZZMAN
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Une connivence joyeuse, généreuse et créatrice
"…Bruno Tocanne et Catherine Delaunay se jouent de la musique, plus qu’ils ne jouent, dans une écoute attentive et réciproque. Ils se jouent dans l’instant présent, dans une expérience musicale unique, qui s’apparente autant à une quête mystique qu’esthétique : conscience exacerbée de son identité, de l’existence, présence au monde sonore qui nous entoure…Bruno Tocanne fait sonner les peaux de ses tambours avec finesse, précision. Il frissonne, foisonne, frémit, bruisse et ponctue avec à propos les mélodies de sa compagne. Son rythme se propulse, le long du tempo, mais toujours d’une manière personnelle et inventive. Le discours de Catherine Delaunay est très spontané, rafraîchissant. On est loin des improvisations convenues et des clichés conventionnels… Elle montre son attachement à la mélodie, mélodie jamais figée, qui se transforme, évolue… On est touché par cette connivence joyeuse, cette expression généreuse et créatrice…" 
Guy Savio, FULLVOICES

Une certaine légèreté
"Ce matin, après une bonne nuit de sommeil comme il ne m'en était pas arrivé depuis longtemps, revigoré mais les nerfs en pelote parce qu'encore une fois je suis allé tripatouillé mon clavier vers les liens peu recommandables des quelques commentaires de vulgaires mainates sur leur identité nationale qui sentent de plus la faisande verdâtre et déliquescente, j'ai décidé de mettre un disque de Catherine Delaunay et de me  laisser porter par la clarinette virevoltante de cette Tocade(s).  A mesure que je me laissais porter par le son profond de ce duo avec le batteur Bruno Tocanne, les piaillements vains, les rodomontades stupides, les phrases ignobles semblaient s'effacer pour laisser place à une légèreté, à un sentiment qu'au fond tout ce cloaque pouvait bien partir dans l'égout. Les roquets de la "terre qui ne ment pas" (faudrait-elle encore qu'elle parle) pouvaient bien écumer leur rage sur commande, hurler leur haine de la culture et de l'échange, railler sur les "bobos"  (dont il faudra un jour qu'on me donne la signification littérale... peut on être bo sans être bo ? deviens-t-on bo sans le savoir ? faut il repasser ses vêtements ? faut donner sa fiche de paie ? c'est sur rendez-vous ? Ca fait mal ? On est pas obligé d'écouter Benjamin Biolay ?),  ils ne sont pas dans mon bureau à écouter la clarinette et leur bruit m'indispose... Alors je ferme"
SUN SHIP 11/2009

Une expérience facinante, passionnante...
"... Improvisations à deux. Voilà, cela devrait suffire, le chroniqueur s'épuise à essayer de décrire la magie qui naît de deux sons qui se rencontrent, d'un rythme qui monte, d'une mélodie qui s'échappe... Expérience fascinante, passionnante toujours, qui réussit ici, si cela a un sens, une musique calme et sereine, qui laisse une place de choix au silence, ce qui est rare et apaisant"  Magazine 491


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